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Luni-solaire · Hégirien · Grégorien

Un calendrier lunaire qui garde ses mois fixés aux saisons en insérant un mois intercalaire (« Nasî’ ») selon le cycle métonique — calibré sur l’éclipse du 27 janvier 632 et calculé avec de véritables algorithmes astronomiques (conjonction + longitude solaire).

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⟡ Le mois Nasî’ a été inséré pour garder le calendrier aligné sur ses saisons
Comparaison avec d’autres calendriers
Hégirien astronomique (mois commençant à la conjonction)
Mois lunaires depuis l’éclipse de 632
Écart de numérotation avec le calendrier hégirien
Le croissant du mois prochain à votre position
Mois de l’année
#MoisDébut (grégorien)Saison
✦ Comment ce calendrier a été construit ✦

Méthodologie scientifique

Idée principale

Ceci est un calendrier luni-solaire, comme les calendriers hébraïque et chinois : ses mois suivent la Lune (un mois d’une conjonction à l’autre), mais un mois embolismique est inséré périodiquement afin que chaque mois reste fixé à sa saison. Cela diffère du calendrier hégirien, purement lunaire, dont les mois dérivent à travers les saisons.

1 — L’ancrage astronomique

Le calendrier est calibré sur un événement astronomique certain : l’éclipse du 27 janvier 632 (« l’éclipse de Muhammad »), survenue à la mort d’Ibrahim, fils du Prophète (pslf). Une éclipse solaire ne peut survenir qu’à la conjonction ; c’est donc un point de conjonction précisément défini selon les calculs de la NASA. Le calcul la situe fin Chawwal, an 10 H, conformément aux sources.

2 — L’unité de temps

Le mois synodique moyen (de conjonction à conjonction) :

29,530588853 jours

Chaque instant de conjonction est calculé avec l’algorithme de Meeus (chapitre 49), avec une précision inférieure à une minute jusqu’au VIIe siècle.

3 — Verrouiller les mois sur les saisons

L’année commence à la conjonction la plus proche du moment où le Soleil atteint la même longitude écliptique qu’au 1er Mouharram an 1 H. La position du Soleil est calculée avec l’algorithme de Meeus (chapitre 25), gardant le nouvel an lié à une saison fixe.

4 — Intercalation par le cycle métonique

Elle repose sur le fait astronomique :

19 années solaires ≈ 235 mois lunaires
  • 19 × 12 = 228 mois ordinaires, mais la réalité est 235 — un excédent de 7 mois.
  • Ces sept mois (« Nasî’ ») sont insérés, répartis sur chaque période de 19 ans.
  • La logique n’utilise aucune table figée ; elle compte les conjonctions réelles : si une année compte 13 conjonctions, elle est embolismique.
  • La dérive saisonnière qui en résulte est inférieure à deux jours tous les 19 ans.

5 — Les deux seuils d’impossibilité du croissant

Seule l’impossibilité est jugée (jamais la possibilité) au coucher du soleil à la position du visiteur :

  • Seuil de temps : âge du croissant < 15 heures après la conjonction.
  • Limite de Danjon : élongation (angle Soleil–Lune) < 7°.

Les positions du Soleil et de la Lune ainsi que l’instant du coucher sont calculés astronomiquement pour les coordonnées du visiteur. Franchir les deux seuils n’implique pas la visibilité — celle-ci dépend de l’horizon, de l’atmosphère et de l’acuité visuelle.

Références

  • NASA / Fred Espenak — catalogue des éclipses et phases lunaires.
  • U.S. Naval Observatory — horaires des phases lunaires.
  • Jean Meeus — « Astronomical Algorithms » (algorithmes de conjonction et du Soleil).
  • Critères de Yallop et Odeh et projet ICOP — modèles de visibilité du croissant.
Note religieuse et historique : le « Nasî’ » (insertion d’un mois embolismique) était la pratique de l’Arabie préislamique, et l’islam l’a explicitement aboli (le Coran, 9:37, le qualifie d’« accroissement de la mécréance »). Le calendrier hégirien adopté est purement lunaire, sans intercalation. Ce calendrier est un outil de calcul astronomique à des fins de comparaison et d’étude, et non un calendrier religieux.

Sur la nature et le but de cet outil

Nous proposons cet outil comme une aide aux passionnés, étudiants et chercheurs en astronomie, calendriers et histoire — un moyen d’exploration et de comparaison entre calendriers et de compréhension du lien entre événements astronomiques et historiques.

Il ne remplace aucun calendrier adopté, ne possède aucune autorité religieuse servant de référence pour les actes de culte tels que le jeûne, le Hajj ou les fêtes, ni aucune valeur académique officielle permettant de le citer comme une source évaluée par les pairs. Les horaires du culte relèvent des autorités religieuses compétentes et de l’observation reconnue du croissant ; la recherche savante se réfère à ses sources primaires.

Ce que fournit cet outil est un calcul astronomique indépendant et vérifiable — à consulter, non à invoquer comme preuve, et à corriger dès qu’une erreur est démontrée.

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